Sorti en salles le 5 août 2026, ce long métrage d'animation fait main a déjoué les pronostics du box-office grâce à une esthétique rudimentaire qui a captivé les foules.
Sorti en salles en Chine continentale le 5 août 2026, le film d'animation « Niu Lai » (牛来) s'est rapidement imposé comme un phénomène cinématographique totalement inattendu, offrant un niveau d'imprévisibilité digne des plus grands retournements de situation que l'on observe sur Melbet. Réalisé par Xin Yumeng et écrit par sa mère Sun Lifang, ce long métrage de 86 minutes est le fruit d'un travail artisanal titanesque. Loin des superproductions aux budgets faramineux, ce projet familial a nécessité cinq années de développement pour voir le jour sous la bannière de la société de production Dalian Jingyuan Culture Film and Television Media Co., Ltd.
L'histoire se concentre sur les pérégrinations oniriques d'un jeune bœuf nommé Niu Lai. D'un naturel profondément craintif, effrayé par les serpents et redoutant de traverser la moindre rivière, il se lie d'amitié avec un léopard appelé Baola. Cependant, le poids des préjugés ancestraux entre leurs espèces respectives les force à se séparer cruellement. Le récit prend une tournure d'autant plus dramatique lorsqu'une attaque féroce de loups frappe le troupeau en pleine migration, conduisant la mère du bœuf à sacrifier sa propre vie pour le sauver. Ces épreuves tragiques forgent le caractère du protagoniste, lui apprenant à assumer ses responsabilités et à protéger les siens, tout en étant accompagné d'une petite alouette.
Ce n'est pourtant pas la trame narrative qui a enflammé les réseaux sociaux, mais bien la réalisation technique du film distribué par Tianjin Shanqi Film Co., Ltd. La modélisation 3D est d'une telle rudesse qu'elle a provoqué une fascination massive et immédiate. À une époque où l'intelligence artificielle générative inonde le marché de visuels lisses et standardisés, le public chinois a paradoxalement salué cette démarche purement manuelle. Les spectateurs se sont rués dans les salles obscures, transformant la projection en une sorte de rassemblement collectif où la curiosité primait sur l'exigence esthétique. Le doublage, assuré exclusivement par le duo mère-fils qui modifie constamment sa voix pour interpréter tous les rôles du récit, ajoute une dimension théâtrale à la fois maladroite et profondément attachante.
Ce bouche-à-oreille atypique a eu un impact retentissant sur les recettes de la production. Lors de ses dix premiers jours d'exploitation, le film peinait tragiquement à récolter environ 7 711 yuans au box-office, certaines journées ne dépassant même pas les 200 yuans. Pourtant, poussées par des scènes détournées en mèmes sur internet, les recettes cumulées ont fini par exploser pour franchir la barre des 63,41 millions de yuans. Une séquence en particulier a mystifié les spectateurs : lorsque le jeune bœuf trébuche sur un rocher et le montre à sa mère, celle-ci s'écrie qu'un chien n'y toucherait même pas. Ce qui était à l'origine un jeu de mots innocent sur le terme "semi-conducteur" a été perçu à tort comme un commentaire d'humour noir cinglant. Cette dynamique virale s'est poursuivie jusqu'à ce que certains cinémas locaux retirent le film de l'affiche par crainte de ternir l'image de leur ville, forçant le réalisateur Xin Yumeng à annoncer la clôture officielle de sa diffusion en salle le 16 août 2026.
Le long métrage d'animation est sorti officiellement en Chine continentale le 5 août 2026, avant de voir sa diffusion en salle se terminer le 16 août de la même année.
Le film a été réalisé par Xin Yumeng sur un scénario écrit par sa mère, Sun Lifang. Ce même duo familial a également pris en charge l'intégralité du doublage des différents personnages du récit.
Après des débuts particulièrement difficiles où le film n'a généré qu'environ 7 711 yuans lors de ses dix premiers jours, un engouement soudain sur internet a propulsé les recettes totales au-delà de 63,41 millions de yuans.